Technomnesis

Projets de recherche

Technomnesis abrite les projets de recherche dirigés par Emmanuelle Caccamo, professeure en études sémiotiques au Département de lettres et communication sociale de l'Université du Québec à Trois-Rivières

Projet « Mémoire, souvenirs et technologies numériques émergentes »

Ce projet financé par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC, 2021-2024) s’intéresse aux technologies « émergentes » en Occident spécialisées dans la production de souvenirs et la « gestion »...
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Projet « Les hyperdiaristes au Canada »

Le projet « Les hyperdiaristes au Canada : de la préservation technologique de la mémoire à la postmortalité transhumaniste » est financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (Développement Savoir CRSH,...
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CARNET DE RECHERCHE

Notes, définitions, annonces de parutions…

Annonce – Stage postdoctoral

Un·e candidat·e est recherché·e pour réaliser un stage postdoctoral à l’Université du Québec à Trois-Rivières dans le cadre du projet de recherche « Les hyperdiaristes au Canada : de la préservation technologique de la mémoire à la postmortalité transhumaniste » dirigé par la professeure Emmanuelle Caccamo. Le projet de recherche est financé par le Conseil de recherche en sciences humaines et sociales du Canada (CRSH).

Parution d’article | Eternime ou simuler les morts par le biais d’agents conversationnels « intelligents ». Réflexions sémiotiques sur un média imaginaire

Cet article s’intéresse au projet technologique Eternime (2014-2020), qui se proposait de simuler les morts par le biais d’agents conversationnels « intelligents ». À partir des approches combinées de la sémiotique, de l’intermédialité et de l’archéologie des médias, ce texte considère l’objet à l’étude comme un « média imaginaire ». Eternime n’a pas d’existence en dehors du laboratoire de son inventeur et se présente publiquement par le biais d’un ensemble de discours verbaux et visuels. Partant de cette prémisse, notre démarche s’articule en deux temps. En premier lieu, les thèmes rhétoriques mobilisés par le projet sont identifiés (point de vue synchronique). Dans un second temps, l’article formule des pistes heuristiques concernant les séries technoculturelles ou les trajectoires techniques dans lesquelles Eternime s’insère (point de vue diachronique). Ce travail poursuit ainsi deux objectifs en particulier : situer Eternime dans la sphère technomédiatique et problématiser la part d’inédit d’un tel projet.

Qu’est-ce que l’hyperdiarisation?

Nommé lifelogging en anglais, l’hyperdiarisation[1]Je propose ce terme en français, car il n’existe pas de traduction. constitue une pratique journalière de médiation de la mémoire et des souvenirs personnels par le biais de nouvelles technologies (Caccamo, 2021, 2017). Émergeant dans les années 1980 en Amérique du Nord, elle intéresse un petit nombre d’individus (les lifeloggers ou les hyperdiaristes), qui, le plus souvent harnachés de différents dispositifs informatiques, s’affairent à enregistrer en continu, et de façon plus ou moins automatisée, un grand nombre de données numériques reliées à leurs activités (Selke, 2016). Cette pratique d’archivage du quotidien englobe de nombreux types de données (Kelly, 2007 ; Dodge & Kitchin, 2007) :  il s’agit d’archiver des informations en lien avec des expériences et des événements vécus, des lieux visités, des personnes rencontrées, des conversations eues, des lectures faites, aussi bien que des idées rédigées, des photographies et des vidéos prises, des traces laissées sur les médias socionumériques, pour ne citer que cela. En somme, toute donnée archivable peut être prise en compte dans cette pratique, y compris une transcription des données biologiques prélevées par le biais de capteurs posés sur le corps (température corporelle, rythme cardiaque, etc.). L’objectif habituellement poursuivi est de former une extension de la mémoire personnelle : il est alors possible d’accéder au fonds de données constitué plusieurs semaines voire plusieurs années plus tard, de procéder à des recoupements informationnels et de se souvenir d’éléments que le corps n’aurait pas gardé en mémoire[2]Ou bien que la mémoire aurait conservé un peu différemment, avec d’autres signes ou une autre interprétation (prenons par exemple le cas typique où la couleur d’un objet photographié diffèrerait de la couleur gardée naturellement en mémoire).. Cette pratique de captation numérique des moments les plus banals de la vie quotidienne génère une quantité phénoménale de données à potentiel mnésique.

Notes

Notes
1 Je propose ce terme en français, car il n’existe pas de traduction.
2 Ou bien que la mémoire aurait conservé un peu différemment, avec d’autres signes ou une autre interprétation (prenons par exemple le cas typique où la couleur d’un objet photographié diffèrerait de la couleur gardée naturellement en mémoire).

Présentation de Technomnesis

Le projet Technomnesis a fait l’objet d’une présentation du projet dans le cadre du congrès international « PATHS, SCENARIOS AND METHODOLOGIES SEMIOTICS ROUTES II », International meeting of young early-career IASS-AIS X International Congress of Semiotics of Colombia ASC, en Colombie, le 9 octobre 2021.

Participation à « Sur nos traces » (Radio-Canada)

Baladodiffusion réalisée par Alexandre Pépin. J’ai participé à l’épisode « Déjouer la mort » du 27 septembre 2021 dans lequel je parle d’hyperdiarisation et de cyberconversion (téléversement de la mémoire et de l’esprit dans un ordinateur).

PROJETS CONNEXES

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